L’écho de notre logis
Je viens d’un monde où la rivière sait parler,
Où la forêt n’est pas ressource, mais sacrée.
Où j’entends battre le cœur de la Terre, cet échos du logis
Ce temple vivant que l’on oublie trop ici.
Je viens d’un monde où les forêts ne sont pas des stocks à carbone sans fin
Elles sont mères, anciennes, maîtresses de notre destin
Les océans ne sont pas que plastiques et courants,
Ils portent nos chagrins, nos vœux d’antan.
Je viens d’un monde où la nature est mémoire, pas juste oxygène,
Elle respire nos pensées, nos haines, nos peines.
Elle trie aussi, le bon grain de l’ivraie,
Elle élague quand l’humain se perd dans ses plaies.
Je ressens ce monde où La Terre est vivante
Elle danse, nettoie les excès dans une lutte permanente.
Et parfois, à trop peu la respecter,
Elle soigne, elle coupe, elle vient réveiller.
Je rêve d’un monde où protéger n’est pas juste slogan ou bannière
Mais veiller, honorer, car c’est la lumière.
Préserver, ce n’est pas figer l’horizon,
C’est semer demain dans chaque action.
Je vis dans un monde où l’on dit : « Trie ton plastique et ça ira »
Mais la Terre ne se sauve pas à coups d’éclats.
Pas de bac jaune dans l’âme abîmée,
Pas de compost pour conscience emmurée.
Nous vivons dans un monde qui classe nos ordures en couleurs
Mais beaucoup de nous oublions de trier nos colères, nos peurs.
Seulement quelques % de déchets sont vraiment recyclés
Par contre, cent pour cent de nous pouvons encore aimer.
Nous vivons dans un monde voulant sauver la Terre aimée
Mais la Terre n’est pas en danger d’exister.
C’est nous, ses enfants déconnectés,
Qui risquons de ne plus y être invités.
Nous vivons dans un monde où l’enfant grandit derrière un écran
Où le monde est rétréci à ce qu’il voit dedans
Le vivant semble trop lent pour la vitesse folle
De nos âmes connectées au virtuel, cela m’affole.
Nous vivons dans un monde où l’on peut recycler nos bouteilles
Mais aussi nos croyances, allez on s’émerveille
L’écologie ne vit pas dans les normes,
Elle respire dans les corps et consciences qui se transforment.
Nous vivons dans un monde où La nature est notre richesse
Ultime
Plus sacrée que l’or, plus haute que les cimes
C’est le souffle, c’est l’eau, c’est la peau du vivant,
Ce qu’on emprunte à nos propres enfants.
Nous vivons dans un monde où La nature n’aurait jamais dû quitter nos foyers
Mais l’oubli dans les cités nous a désancrés.
Nos âmes blessées cherchent à s’y relier,
À retrouver l’essence, le sacré oublié.
Nous vivons dans un monde où L’héritage que nous laissons à nos enfants
Commence quand on regarde autrement,
Quand chaque choix devient engagement.
Quand on crée en reliant les éléments.
Nous vivons dans un monde qui se consume au reflet des écrans
Et l’humain endormi trahit souvent le vivant
Voulons nous vraiment d’un monde où l’héritage qu’on laisse,
Ne s’écrit pas en slides, mais en promesses ?
Dans chaque mot libre, une flamme renait, La vie nous appelle, allumons la clarté
Merci aux femmes, aux hommes qui brisent l’obscurité,
Vous réinventez les logis du vivant, En semant l’espoir dans l’instant présent.
Alors levons les yeux, levons les cœurs,
Derrière le greenwashing, la vraie lueur.
Ce n’est pas de changer le monde qui sauvera,
C’est d’aimer la Vie en nous déjà.
Chantons La nouvelle Terre verte mais aussi lumière,
Un champ vibratoire qui éclaire la matière.
Et aucun tri ne pourra nous y mener,
Sans le tri de nos cœurs et sa vérité.
Vivons dans un monde où nous Aimons. Nous Protégeons.
Ou Honorer n’est pas un mot vain.
C’est un acte, un cri, un chemin.
Et si demain nos enfants marchent ici en paix,
C’est parce qu’on aura su, enfin, respecter les vivants…et aimer.
À François Bonnet, gardien des bois sacrés, À l’Office vivant où la Vie est louée, Puisse votre veille, fidèle et fière, Protéger les arbres, nos temples de lumière.
À Philippe Bihouix, bâtisseur de demain, Que vos œuvres nourrissent un juste chemin,Un monde durable, respecté, équitable, Un avenir vrai, fertile et viable.
À Catherine Lagneau, guide du BRGM, Dont la vision éclaire les sols et les systèmes.Puisse votre œuvre porter, avec juste ardeur, La science au service d’un futur porteur.
À Isabelle Spiegel, gardienne du vivant, Chargée de porter l’élan environnement. Que votre souffle inspire, au sein de VINCI, Une ambition juste où la Terre grandit.
À vous, Clotilde Champetier, voix du futur radiant, Porteuse de l’éthique dans un monde frémissant. Que votre force guide, dans l’ombre du progrès, Des actions humaines qui au climat s’engagent avec fierté.
A nous tous de jouer au jeu de la vie
Quelle privilège d’être vivants !
A Nous les amoureux du vivant… Je nous dis Merci.
©EstElle Penain 2025 – Poésie sur mesure pour introduction poétique Salon Produrable 2025
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