#Humeur : Androgyne

Naitre fille désirée garçon a tout son sens. Je suis née androgyne, un esprit d’homme dans un corps de femme.

Après une longue résistance à mon histoire, j’ai enfin compris que tout avait un sens. Une utilité. L’expérience est le sens d’une vie. Tout est expérience. Tout est amour déguisé sous des illusions émotionnelles qui nous éloignent de notre réalité profonde. Nous sommes déjà amour. Sous couverts de nos peurs, nous masquons le diamant qui rayonne en nous. Personne ne nous apprend à aimer réellement. Tout nous apprend à nous méfier. Nous devons faire le chemin pour apprendre à aimer si personne ne nous a guidé, montré, donné, transmis. Très jeune, j’ai senti que je devais chercher ce Saint Graal, cet amour que je sentais vibrer au fond de moi mais qui ne trouvait pas sa place. Il a fallu remonter dans le temps. De la naissance, j’ai vu que le fait d’être désirée garçon m’avait amenée à adopter un comportement assez masculin dès mon adolescence. Je croyais que tout le monde vivait ainsi. Bien que je trouvais mes amies féminines toujours différentes de moi et que je me sentais mieux au contact des hommes avec qui la relation me semblait plus simple et équilibrée. Franche. Pas sournoise. Ce qui me mettait dans une situation inconfortable. Je me disais que j’avais un problème. J’étais une jeune fille.  Devais je adopter les codes de la féminité tels qu’on me les présentait dans la société ? La confiance en moi flirtait avec le degré 1 ou 2 sur l’échelle de 10. Donc forcément c’était toujours de ma faute si je n’étais pas heureuse, si je ne trouvais pas ma place dans les codes de la femme, si je sentais de la jalousie de la part de mes congénères féminines, sentiment qui m’était étranger et que je ne comprenais pas vraiment. Mais il était si présent autour de moi que je pensais être différente. Je me sentais donc exclue. J’ai donc travaillé sur moi pour essayer de devenir comme les autres femmes. Cela a été bénéfique pour tout un tas de raisons comme la nécessité de vivre en accord avec mon cycle féminin, car quoi qu’il en soit, je suis bien incarnée dans un corps de femme. je dois donc respecter mon corps et mon temps propre à mon genre. Néanmoins, en moi, je me considère mi femme, mi homme. J’ai toujours senti que je pouvais naviguer autant dans une sphère masculine que féminine. Chez les hommes, on me disait souvent qu’on avait l’impression de côtoyer un bon “pote”. Et quand la séduction entrait en jeu, je me sentais sur un pied d’égalité. Avec les femmes, je me sentais bien avec elles si elles avaient une conscience avancée dans le processus de réalisation de soi, qui leur permettait de sortir de la manipulation et la séduction (comportement fortement utilisé par la gente féminine autour de moi à une époque). Il m’a fallu traverser ma part masculine et féminine pour enfin comprendre que j’avais tout de l’androgyne. L’esprit d’un homme dans un corps de femme. Et alors m’est apparu comme évident d’avoir traversé la vie de cette façon avec toutes les épreuves que j’ai connues afin de voir toute ma résistance à m’accepter telle que je suis. Il est donc l’heure d’écrire sur ce registre et d’accepter pleinement cet être mi homme mi femme que je suis au delà du genre sexuel. Une âme incarnée au service de quelque chose de bien plus grand que ce à quoi le genre me limite. Affaire à suivre mes étoiles de la toile… Une source d’inspiration créative en devenir…Et vous aurez compris que je me sens dans la philosophie de Platon qui parlait d’un troisième genre. Pourquoi pas ? Quoi qu’il en soit, se réconcilier avec ses polarités masculines et féminines me semblent être un chemin vers la paix intérieure puisqu’il y a en tout du masculin et du féminin.

“Androgynie : Il s’agit surtout d’hommes et de femmes qui s’épanouissent dans un style brisant les tabous des genres vestimentaires hommes/femmes et/ou qui ont une image (psychologique) de soi qui mélange le masculin et le féminin. “

Définition Androgynie : (Source Wikipédia)

” Une personne androgyne est un être humain, dont l’apparence (physique et/ou gestuelle) ne permet pas de savoir clairement à quel sexe ou genre il/elle appartient1. Le terme est aussi revendiqué, de manière moins courante, par certaines personnes qui revendiquent une identité de genre ni tout à fait masculine ni tout à fait féminine, quelle que soit leur apparence physique.

Ce terme peut aussi évoquer le mythe de l’androgyne (platonicien), qui relate l’origine de l’androgynie humaine d’un point de vue culturellement hellénique, ou encore une quelconque figure religieuse ou mythique d’origine mondiale. L’androgynie ne doit pas être confondue avec des notions auxquelles elle est fréquemment amalgamée, tels que l’intersexuation, la transidentité ou le travestissement2, ni même comme un « stade » précédent l’un ou l’autre de ces statuts : des individus peuvent se faire désigner ainsi en raison d’une apparence morphologique (féminine pour un homme, masculine pour une femme) à différents niveaux de promiscuité sans que ceux-ci ne veuillent y être associés, alors que certains s’en réclament ouvertement, et ce sans pour autant y insérer une implication identitaire. Certains mannequins et figures publiques sont fréquemment qualifiés comme « androgyne », sans pour autant, elles non plus, s’identifier d’un point de vue identitaire ou culturel à ce style ou approche des genres (ni-même sans volontairement y être identifiées). Alors qu’au contraire, d’autre y voient un « troisième genre »

Mythe platonicien

Le premier mythe platonicien de l’androgyne est relaté par le personnage d’Aristophane, dans le Banquet (189c – 193e). Au commencement, il y avait trois espèces et non deux comme aujourd’hui : la femelle, le mâle et, outre ces deux-là une troisième du nom de l’androgyne composée des deux autres, mâle et femelle réunis. Ayant provoqué la colère des dieux, ils furent punis par Zeus qui les sépara chacun en deux moitiés. Ainsi chaque moitié recherchant l’autre, l’enlace, l’embrasse et meurt triste, ne pouvant s’unir à elle. Si les choses devaient rester ainsi, les humains mourraient. Or Zeus, pour toujours avoir l’amour de ses sujets remet les organes génitaux sur le devant, formant les êtres humains actuels. Ce mythe explique donc le phénomène amoureux et sa recherche.

Ce terme n’est pas à confondre avec l’homosexualité et la transidentité. L’androgynie n’a en aucun cas rapport avec l’orientation sexuelle ou l’identité de genre. Il s’agit surtout d’hommes et de femmes qui s’épanouissent dans un style brisant les tabous des genres vestimentaires hommes/femmes et/ou qui ont une image (psychologique) de soi qui mélange le masculin et le féminin. Il ne faut donc pas la confondre avec l’intersexuation, qui concerne des personnes nées avec des attributs génitaux ambiguës, ou avec les personnes transgenres qui modifient ou non leurs corps ; l’androgynie relève un caractère également génétique, certains individus ayant simplement un visage ambivalent, surtout à l’adolescence.

Auteure

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